En dépit de ses imperfections, The Legend of Shen Li (与凤行) se révèle être un xianxia réussi, qui parvient à équilibrer habilement ses différents genres grâce à des personnages matures et convaincants.

Shen Li (Zhao Li Ying), Seigneur du Ciel Azur née dans le royaume des démons, refuse un mariage politique avec le fils de l’empereur céleste. Après une blessure, elle se transforme en phénix et tombe dans le monde des mortels sous la forme d’un poulet. Xing Zhi (Lin Geng Xin) est le dernier dieu parmi les anciens du monde qui a pris la décision de vivre en tant que mortel. Le destin fait qu’ils se rencontrent.

The Legend of Shen Li est un xianxia qui jongle habilement entre ces genres. Malgré tout, n’est-il pas un peu surestimé ? L’intrigue manque d’originalité, tout comme ses personnages. La structure est similaire à celle de la plupart des xianxia et elle ne présente pas de concepts inédits. Néanmoins, il se révèle engageant dès son premier épisode, malgré un milieu extrêmement long pour un final satisfaisant.

L’histoire commence par Shen Li, Seigneur du Ciel Azur. S’opposant au mariage politique avec le fils de l’empereur céleste, elle se blesse lors de sa fuite. Elle tombe dans le monde des mortels et prend l’apparence d’un poulet – jumelé à un phénix, de mon point de vue. Il ne s’agit pas d’un poulet ordinaire, c’est évident ! Elle est sauvée de la lame du boucher par un mortel malade, Xing Yun. Il n’a de mortel que son apparence, étant donné qu’il s’agit du dernier dieu du royaume des immortels encore vivant.

与凤行 The Legend of Shen Li

Beaucoup ont comparé TLOSL avec Ten Miles of Peach Blossoms (三生三世十里桃花 (TMOPB)). Certains ont trouvé des vibrations similaires entre les deux xianxia. Pour ma part, je préfère ne pas le faire, puisque j’ai trouvé TMOPB décevant. Les défauts m’ayant laissé un avis mitigé (et négatif) ne sont pas les mêmes pour TLOSL.

Aussi, les personnages occupent une place centrale dans ce xianxia. Cependant, j’ai trouvé le couple principal un peu trop idéal. Shen Li et Xing Zhi ne rencontrent pas de conflits qui puissent vraiment perturber leur amour. De même quant au fait que les autres dieux aient été punis d’être tombés amoureux, mais pas Xing Zhi. Tout cet amour interdit, pour finalement voir Xing Zhi comme une exception. Pourquoi ? On l’ignore… En revanche, l’arc de Liu Yu et Feng Lai était brillant. Cet arc m’a happé par la force émotionnelle de ce couple, mais aussi son impact sur le monde des immortels. J’aurais volontiers échangé de nombreuses longueurs de l’histoire pour le Roi des Chimei.

Shen Li (Zhao Li Ying) & Xing Zhi (Lin Geng Xin) | 与凤行 The Legend of Shen Li

Ensuite, le personnage de Mo Fang (Xin Yun Lai) clairement sous-estimé. Le pauvre gars ne sert que de réceptacle pour un chimei et son père. D’ailleurs, le personnage manque cruellement de charisme lorsqu’il est possédé. Contrairement à l’assurance et l’attraction qu’il dégage en tant que général de l’armée de Shen Li. Au même titre, les antagonistes sont des archétypes décevants. Les méchants sont méchants, point. De plus, il est dommage de voir certaines morts passer inaperçues. Les méchants meurent et c’est tout. La mort de Mo Fang est sûrement une des pires, d’ailleurs.

Les xianxia demandent des CGI. The Legend of Shen Li est plus que généreux et nous en offre de magnifiques. Certaines m’ont fait penser à The Sign (ลางสังหรณ์), notamment lorsqu’il est question de pouvoirs divins et de créatures légendaires. De même quant aux tenues des personnages qui sont ravissantes. La direction des figurants pouvait être meilleure, notamment lors des batailles où les soldats se battaient contre du vent.

Pour résumer, The Legend of Shen Li est un xianxia qui présente certains défauts, mais qui reste intrigant grâce à un excellent équilibre de ces genres, malgré un manque d’action.

与凤行 The Legend of Shen Li – Tencent Penguin Pictures, New Classics Media

The Legend of Shen Li est disponible sur Viki.