Avec Scrooge, un (mé)chant de Noël, Netflix revisite le conte britannique de Charles Dickens avec son vieil et éternel anti-héros râleur. Une version bien fade que nous livre Stephen Donnelly derrière sa comédie musicale.

La veille de Noël, le vieux Ebenezer Scrooge se retrouve à devoir affronter son passé afin de changer le futur avant qu’il ne soit trop tard.

Scrooge, cet anti-héros qu’on aime tant

Derrière ce sale caractère, on apprend au fil des années à se prendre d’affection pour ce vieux râleur. Ce n’est pas moins d’une trentaine adaptations cinématographiques pour ce monsieur éternellement insatisfait et mécontent. Indémodable dans ses idées et son caractère, Netflix revient avec ce nouveau film d’animation. Film dans lequel Scrooge va devoir faire face à ses défauts.

Aux premières minutes, on plonge au cœur de couleurs chaudes et chatoyantes. Chants à profusion et gentillesses dégoulinantes de sucre. Tout est là pour coller de l’urticaire au vieux Scrooge pour notre plus grand plaisir. Et à la veille du 25 décembre, Ebenezer Scrooge replonge dans son passé.

Scrooge, un (mé)chant de Noël
Scrooge, un (mé)chant de Noël

Un personnage unique pour une version oubliable

Stephen Donnelly (Welcome to Monster High) signe une version tristement fade de notre vieil ami. Malgré une jolie animation (quoique semblant assez faiblarde de temps à autre), le film semble vide de toutes âmes. Et éloigné d’une chaleur réconfortante de fin d’année. Les décors sont vides. Dont l’animation des rues inexistante tandis que l’histoire, sous la forme d’une comédie musicale, laisse presque de marbre.

Malgré son univers coloré, la douce odeur de pain d’épice et son éternel grincheux qu’on apprécie tant, cette année, Netflix laissera comme cadeau sous le sapin un petit tas de charbon pour son film d’animation.

Scrooge, un (mé)chant de Noël est disponible depuis le 02 décembre 2022 sur Netflix.