Love Like The Falling Petals (桜のような僕の恋人) de Netflix, basé sur le roman de Uyama Keisuke, débute comme une douce romance avant de plonger dans une profonde tristesse.
Asakura Haruto (Nakajima Kento) tombe amoureux de la coiffeuse Ariake Misaki (Matsumoto Honoka). Voyant que la jeune femme travaille dur pour obtenir ce qu’elle souhaite, Haruto se remet à poursuivre son propre rêve. Cependant, Misaki est atteinte d’une maladie génétique rare.
Réalisé par Fukagawa Yoshihiro (The Legacy of Dr. Death: Black File) et scénarisé par Yoshida Tomoko (My Tomorrow, Your Yesterday). Le film se base sur le roman « Sakura no Yona Boku no Koibito » de Uyama Keisuke (宇山佳佑), publié en 2017.
À la poursuite des pétales de cerisiers
L’histoire se concentre principalement sur Haruto, le personnage masculin, incarné par Nakajima Kento. Jeune photographe en herbe avec une faible estime de soi. Au détour d’un coupon de réduction, il tombe sous le charme de Misaki, jouée par Matsumoto Honoka. Une jeune coiffeuse pleine de vie au sourire réconfortant.
Et tandis qu’Haruto retrouve cette confiance perdue et se donne pour but de concrétiser ses rêves, la maladie de Misaki fait son nid. Triste et incurable, c’est au beau milieu d’un amour naissant qu’on la lui diagnostique. Sans jamais être parfaitement joyeux, Love Like the Falling Petals donne lentement vie à une jolie et tendre histoire d’amour avant de plonger le téléspectateur dans une profonde mélancolie.
Entre deux parties trop visibles
À peine touche-t-on aux bonnes choses qu’on nous les arrache sans plus de cérémonie. Ainsi, il est facile de voir la transition brutale de Love Like the Falling Petals. La première heure nous présente une douce et belle histoire d’amour. Tandis que la seconde nous plonge dans une lutte déchirante. Outre la séparation imposée et inexpliquée de Misaki envers Haruto, le film prend une direction différente dans son milieu. En effet, le frère de Misaki (incarné par Nagayama Kento) et sa fiancée (interprétée par Sakurai Yuki) se retrouvent à devoir jongler entre problèmes financiers et la maladie de Misaki. Au fil du drame, c’est comme des poids ajoutés sur les épaules de chacun : argent, fatigue morale et physique, les reproches…
Avec la photographie comme point central de l’histoire, on regrettera l’utilisation d’images de synthèse plutôt que de belles photographies. Les sakura sont une partie intégrante de la culture nippone. Si bien qu’elle s’est étendue, dépassant le continent asiatique pour toucher le monde entier. Qui n’a jamais eu l’envie de voir ses magnifiques arbres aux pétales virevoltantes au gré du vent ? Si les séquences permettent de passer d’une saison à l’autre, il reste regrettable de ne pas avoir de prises de vues réelles.
Si le film offre de belles séquences d’émotions, la mise en scène lors de la seconde partie bloquera la plupart des effets recherchés. Bien que la photographie soit belle, on ne pourra cependant que bouder la poésie manquante et si caractéristique des productions japonaises. Enfin, avec le choix de ne plus montrer le visage de Misaki, on perd l’occasion de nouer une affection plus forte envers elle.
Love Like The Falling Petals est disponible sur Netflix.